Allergie au pollen : conseils et traitements possibles

L’allergie au pollen ou pollinose est une réaction allergique due à la présence de pollen transporté dans l’air par les insectes ou le vent. Elle se manifeste aussi bien par des éternuements, un écoulement nasal que par une crise d’asthme et une éruption cutanée.

Les différents pollens

Il existe 3 grandes familles de pollen :

  • Le pollen d’arbres : il provient des arbres tels que les thuyas, les aulnes, les noisetiers, les chênes, les saules, les bouleaux ou les peupliers, mais c’est surtout le pollen de cyprès qui est le plus allergisant. La période de pollinisation de ces arbres varie en fonction de la région où ils se trouvent, mais généralement, elle se situe entre le mois de janvier et le mois de mai.
  • Le pollen des graminées : il peut provenir de toutes les graminées fourragères ainsi que de certaines plantes céréalières telles que le seigle, le blé, l’avoine et l’orge. L’allergie provoquée par le pollen des graminées est communément appelée le rhume des foins. La période de pollinisation des graminées débute au mois d’avril ou mai et se termine en juin, juillet.
  • Le pollen des herbacées sont issus des herbes vivaces comme l’ambroisie par exemple. Cette allergie se manifeste généralement entre le mois d’août et le mois d’octobre.

L’exposition aux pollens varie essentiellement en fonction des conditions météorologiques de la région. Si le climat est froid et sec ou s’il y a des pluies importantes, l’exposition est faible, par contre, si le climat est chaud et humide, la concentration en pollen est beaucoup plus forte. Il est possible de consulter en ligne les informations des réseaux de surveillance ou des instituts météorologiques pour connaître les pics de pollen et prendre vos précautions.

airallergy.wiv-isp.be

meteo.be

pollens.fr/le-reseau/allergie.php

En raison du réchauffement climatique, le pollen peut apparaitre plus précocement et se trouver dans une région jusqu’alors épargnée. L’augmentation de la pollution sensibilise aussi davantage les muqueuses nasales, ce qui augmente les risques d’allergie au pollen.

Symptômes

Les symptômes d’une allergie au pollen sont faciles à reconnaître car dès que l’individu est en contact avec le pollen allergisant, il a le nez bouché ou qui coule et a tendance à éternuer fréquemment, c’est la rhinite allergique. Il peut aussi souffrir d’une conjonctivite allergique (yeux rouges et qui piquent avec la sensation désagréable d’avoir du sable dans les yeux). Dans certains cas, l’exposition au pollen peut provoquer une allergie respiratoire. Quand le pollen pénètre dans les bronches, une crise d’asthme allergique se déclenche (gêne respiratoire à l’inspiration et surtout à l’expiration, respiration sifflante et toux persistante). Enfin, l’allergie au pollen peut également se manifester par des démangeaisons et de l’eczéma.

Conseils pratiques – Prévention

Il n’est pas possible d’éviter complètement les pollens, mais il est possible de diminuer les risques d’exposition. Pour cela :

  • évitez autant que possible de sortir par temps humide et venteux. Si vous prévoyez des activités en plein air, l’idéal serait de les faire très tôt le matin, quand le taux de pollen dans l’atmosphère est encore très faible
  • le soir, avant de vous endormir, pensez à vous laver les cheveux, cela éliminera les pollens qui se seront accrochés à vos mèches
  • pour éviter que vos vêtements ne s’imprègnent de pollen, il serait plus prudent de ne pas les étendre à l’extérieur durant la période de pollinisation
  • si vous devez tondre votre pelouse, demandez plutôt l’aide d’un jardinier, cela vous évitera d’être exposé
  • en voiture, mettez en marche l’air conditionné au lieu d’ouvrir vos fenêtres, pensez à vérifier régulièrement l’état de vos filtres et changez les en cas de besoin.

Traitement médical

L’allergie au pollen peut être traitée par voie médicamenteuse. Le collyre à base d’antihistaminique est recommandé dans le traitement de la conjonctivite allergique. Le spray nasal à base de corticoïdes est efficace pour soulager le nez bouché.

À compter du 1eravril 2017, certains sprays nasaux à base de corticoïdes sont en vente libre, c’est-à-dire qu’il deviendra possible de s’en procurer sans ordonnance. La désensibilisation est un autre traitement qui permet d’éliminer définitivement l’allergie pollinique.

Ce traitement dure en moyenne entre 3 et 5 ans. Pendant cette période, des allergènes polliniques sont injectés sous la peau ou administrés par voie locale. Le but est d’habituer peu à peu l’organisme à l’allergène et développer ainsi une protection immunitaire qui empêche le déclenchement de la réaction allergique.

Il est aussi possible de traiter l’allergie au pollen par des remèdes de grand-mère. Respirer quelques gouttes d’huile essentielle d’estragon permet par exemple d’atténuer les symptômes du rhume des foins. Certaines personnes préconisent de consommer du miel local qui contiendrait les mêmes pollens et permettrait, comme dans la désensibilisation, d’habituer l’organisme à l’allergène mais c’est à prendre avec précaution car aucune étude scientifique n’a encore corroboré cette hypothèse.

Une confusion possible : le rhume

Le rhume et l’allergie au pollen présentent à priori les mêmes symptômes : nez bouché ou qui coule, yeux rouges et larmoyants. Mais la ressemblance s’arrête là. Dans le cas d’un rhume, l’écoulement nasal ne reste pas fluide et transparent, contrairement à l’allergie. Il s’accompagne aussi souvent de fièvre, de maux de tête et parfois d’expectorations. En cas de doute, le plus simple est de consulter un médecin.

La pollinisation est un phénomène naturel indispensable à la vie des plantes. Pour ne pas en être incommodé, il convient d’éviter au maximum les pics de pollen en consultant notamment les conditions météorologiques et les risques d’exposition dans sa région.